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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 21:34
Bon alors, ce weekend j'ai peint notre muret en noir afin de m'en servir de support pour y accrocher une structure de lices verticales en Douglas, parfaitement raccord avec notre maison.

Eh bien ça n'a pas raté : la voisine qui ne veux pas voir nos mauvaises herbes nous a agressé verbalement parce qu'une palissade entre nos maisons ne lui fait pas plaisir (bien que celle-ci soit destinée à lui cacher les mauvaises herbes). Et un peu plus tard dans la matinée un adjoint et et un huissier sont passés constater qu'on avait peint notre muret en noir (qui disparaîtra sous la palissade), ce qui n'est pas réglementaire. Ce qu'il faut savoir c'est que ce règlement est obsolète depuis un an et demi.
Bon, j'avoue que c'est un peu perturbant car, de plus, on peut observer que peu de personnes ont respecté ce règlement obsolète du temps où il était encore valide. Ou alors, ceux-ci ont été autorisés à un niveau d'interprétation du règlement assez élevé.
 
Ah oui ! J'allais oublier, mais c'est l'ordre public que nous perturbons puisqu'il semblerai que nous soyons victimes d'une "levée de boucliers" de la part de nos voisins. Lorsque j'ai demandé combien de personnes s'étaient plaintes on m'a répondu 3. Donc 3 voisins sur 25 ça s'appelle une "réaction générale" et ça perturbe l'ordre public…
Les expressions étaient sans doute maladroites et assurément excessives, mais le plus important est que le problème n'ai pas dégénéré en guerre civile, car les palissades n'étaient pas encore montées et nous n'avions même pas de tranchée pour résister à l'assaillant !
 
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Présentation

  • : Une maison nous anime
  • : Projet d'une maison individuelle commandée en 2007 par Astrid & Thierry Weyd à Marie-Pierre Bernard & Mickaël Tanguy, architectes. L'anagramme : "Une maison nous anime" a été créée par Jean-Claude Mattrat.
  • Contact

Notre projet

L'idée était de concevoir une maison simple avec un budget de primo-acquéreurs sans apport.
De plus la maison devait être adaptée à notre mode de vie ainsi qu'à nos activités professionnelles et associatives.
Nous voulions que notre maison soit conçue par un architecte, cela nous paraissait logique.
Ce projet est situé dans un lotissement, là où il n'est pas possible, à priori, de réaliser autre chose qu'une maison de constructeur (comme c'est le cas sur 90% du territoire national), ce qui correspond à la majorité des projets de constructions de maisons individuelles aujourd'hui.
Ainsi notre choix est pragmatique, il ne correspond pas à un idéal de vie mais à une approche concrète du paysage actuel de la maison individuelle.
Nous avons pu constater que les règlements de constructions sont absurdes mais se veulent raisonnables, ils prônent la notion d'harmonie, sans en connaître la définition, pour justifier une uniformisation et une pollution du paysage qui ne résulte que de l'intelligence des constructeurs à imposer leurs produits standards à un public qui manque de repères en la matière.
En outre, ces lotissements sont dessinés sur plans par des géomètres qui ne tiennent pas compte du paysage; il n'y a pas ou il y a peu de questionnements sur le tissu social, sur la relation avec le reste du paysage construit alentour et sur l'urbanisme.
Etant très investis dans nos activités professionnelles et associatives, il n'était pas question pour nous d'envisager l'auto-construction pour réaliser notre projet : notre maison est un lieu où nous vivons et où nous nous activons une grande partie de la journée, mais pas un projet de vie. Nous n'imaginions pas un jour nous faire construire une maison, nous n'en avions jamais rêvé : c'est le contexte immobilier actuel qui nous a placé dans cette perspective.
Cette démarche a été facilitée par l'intérêt que nous portons depuis une dizaine d'années à des réalisations d'architectes qui tentent de reconquérir le marché de la maison individuelle. Nous avions observé ces expériences avec sympathie car elles ne sont pas très éloignées, sur le fond, de la logique avec laquelle nous menons notre activité associative (les éditions cactus) depuis plus de vingt ans. De la même façon que certains architectes utilisent des techniques de constructions agricoles ou détournent des matériaux industriels au service de réalisation de maisons individuelles sur mesure, accessibles à tous, nous produisons des ouvrages mêlant différentes techniques d'impressions, industrielles et artisanales, de manière à réaliser des projets d'auteurs justes et rigoureux.
C'est pourquoi l'idée d'alternative, dans la logique modeste de battement d'aile de papillon, gouverne nos différents projets.
Même si actuellement une tendance se dessine vers ce type de construction, on peut observer qu'elle se limite à une iconographie séduisante dans des magazines qui font rêver. Nous ne nous reconnaissons bien sùr pas dans cette iconographie et nous observons l'immense écart qui existe entre l'image et la réalité du paysage.
Pour conclure : notre projet est un projet P à un endroit E qui n'a rien d'Utopique (c'est donc un PEU).
C'est un PEU constitué de toutes les particularités liées à la construction (cahier des charges des commanditaires, contraintes locales, accès aux matériaux, gestion des différents corps de métiers, investissement personnel, etc.) qui en font un projet d'architecte rigoureux.
Pour paraphraser Mies van der Rohe, nous pouvons espérer qu'un jour "le PEU devienne le PLUS".

"Faire de la poésie c'est mettre les pieds dans le plat la tête la première."
Christophe Tarkos

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